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A travers ce blog, je vous ferai partager ma passion pour le cinéma. Les news importantes, les films passés et à venir, ceux qui m'interpellent d'une manière ou d'une autre.

Harry Potter et les Reliques de la Mort (1ère partie)




Les bandes-annonces montraient qu'on aurait sans aucun doute affaire à l'épisode le plus sombre de la sage Harry Potter. Je peux déjà dire qu'il est sombre dans tous les sens du terme (l'image est parfois un peu trop sombre). Ayant lu les livres depuis le début et visionné les films à plusieurs reprises, c'est avec une joie certaine et une appréhension (comme toutes les adaptations littéraires) que je me suis rendu au cinéma pour la projection de ce premier des deux derniers volets (vous me suivez ?).

Il a été décidé que le septième et dernier tome serait coupé en deux pour des raisons de qualité littéraire et de fidélité à l'histoire. Évidemment, on ne peut s'empêcher de sourire légèrement en devinant que les raisons sont aussi financière. Il aurait d'ailleurs été intéressant de faire le cinquième et sixième volet en deux films aussi, tant ils ont été bâclés (surtout le sixième). Ainsi nous aurions peut-être eu des films plus développés. Il était également prévu que les deux films soient projetés en 3D au cinéma. Pour le premier volet, la 3D fut abandonnée, faute de temps pour la conversion en post-production. Le deuxième volet sera bel et bien projeté en 3D l'année prochaine. En tout cas, rien ne vaut un film réalisé en 3D. Seul Avatar et prochainement Tron : Legacy, restent les seules grosses productions récentes réalisées réellement en 3D (tournées avec des caméras 3D). Espérons qu'ils feront un meilleur travail que le Choc des Titans ou les derniers films dont l'adaptation 3D a fait plus de mal que de bien. Mais, soit, ne nous attardons pas sur ce sujet. J'y reviendrai sans doute dans un prochain article.

Parlons un peu de ce film. Je n'ai pas relu tout le livre récemment, mais l'adaptation semble assez fidèle à l'histoire. Toujours est-il qu'en sortant du cinéma, je me suis jeté sur mon livre et j'ai comparé l'introduction du film et le premier chapitre. L'adaptation est bien rendue, même dans les répliques reprises du livre. Je n'ai pas comparé tous les autres chapitres du film, mais nous n'en sommes pas là non plus.
Je suis globalement satisfait qu'ils aient décidé de faire deux films. La première moitié du livre montre des personnages errants, peu d'action et beaucoup d'informations à assimiler. De ce côté-là, le défi est réussi. Je regrette quand même le survol des explications de Dumbledore dans le sixième film concernant les Horcruxes. Ce film était vraiment le moins bon à ce niveau (et d'autres aussi). Du coup, ils sont contraints de se rattraper dans ce septième film et c'est la trame principale qui en fait les frais. Si vous n'avez pas le livre en tête ou que vous ne connaissez pas trop l'histoire, accrochez-vous bien. Les explications et les nouveaux personnages sont nombreux et ont leur importance. Certains pourraient être perdus.
Par exemple, j'ai été étonné de voir Dean disparaitre de l'histoire avec les rafleurs, du survol très rapide des Horcruxes, la déduction du nom R.A.B qui semble si logique (un petit rappel avec le précédent volet aurait été appréciable), ici, ça a l'air de tomber comme un cheveu dans la soupe. Par contre, mention spéciale au conte des trois frères, très bien réalisé. Dans une adaptation en un seul film, il aurait été probablement inimaginable d'intégrer ce passage sans prendre le temps de l'expliquer comme ils l'ont si bien fait. Bref, l'intrigue m'a semblé bien conservée, l'errance (qui parfois me semblait vraiment lente dans le livre) est bien rendue, le film se laisse agréablement regardé. Il arrive à garder du dynamisme. Et pour une fois, on a le temps de s'intéresser à la psychologie des personnages.



Il y a, malheureusement, des points négatifs. Alors que la première séquence d'action qui se passe dans les airs avec la course poursuite est vraiment prenante, on ne peut pas dire la même chose de la poursuite dans les bois avec les rafleurs. Toute cette scène est horriblement filmée et montée. Impossible de comprendre ce qu'il se passe à l'écran. On ne sait parfois pas qui est à l'écran, qui poursuit qui, ce qu'il se passe. Bref, un ratage complet qui fait mal aux yeux. Déjà que le film est sombre (dans la qualité d'image), si en plus on ne nous donne pas l'occasion de nous rattacher à quelque chose de visible, il est dès lors impossible d'y comprendre quoi que ce soit. Dommage, car les scènes d'actions sont peu présentes dans ce film (pas la faute à la réalisation mais à l'intrigue, bien sûr), du coup, on en ressort avec une mauvaise image.
La scène de la danse sous la tente partait d'une bonne intention mais elle contraste trop avec l'ambiance générale du film. Je l'ai trouvée fausse même si les acteurs y mettent du leur.
Un autre point qui m'a toujours étonné, c'est cette volonté de faire croire qu'Harry et Hermione pourraient finir ensemble. Est-ce moi qui ai un problème, mais, à aucun moment dans les sept livres, je n'ai jamais eu l'impression qu'ils pourraient se mettre ensemble ou qu'une histoire intime entre eux serait possible. Il m'a toujours semblé logique que si Hermione devait se mettre avec quelqu'un, c'était Ron. A force de trop insister sur cette relation imaginaire (selon moi), j'en finis par être un peu agacé.
Si vous n'avez pas lu le livre, je vous conseille de sauter la fin du paragraphe qui suit.
Le film se termine sur la mort de Dobby, assez émouvante. Je trouve que c'est un excellent moment qui est choisi pour conclure cette première partie. Elle résume bien le thème du dernier film. De manière générale, la prise de conscience de la perte des êtres chers dans le livre était forte et bien décrite. J'ai retrouvé cette angoisse dans ce film, cette peur de voir les proches et les plus fidèles compagnons d'Harry disparaître les uns après les autres...

Concernant les acteurs, je trouve qu'Hermione (Emma Watson) sort du lot dans ce film (j'ai adoré voir son angoisse quand elle est face à Bellatrix dans le manoir des Malefoy). Ron reste dans son personnage que j'ai toujours apprécié, maladroit. Daniel Radcliffe, je l'ai toujours trouvé un peu à côté de ses pompes. Par exemple, quand il doit s'énerver ou éprouver de la tristesse et de la compassion, je n'ai pas l'impression que c'est le cas. J'avoue que dans le livre Harry est présenté comme quelqu'un qui ne sait jamais comment agir dans de telles situations, mais l'acteur semble lui-même coincé dans sa position. Ou alors est-ce dû au doublage en général mais même des films que j'ai pu regarder en VO ne m'avaient pas davantage convaincu. Les personnages secondaires sont tous à leur place même s'ils ne sont que très peu à l'écran. J'attends le deuxième film pour les retrouver et me faire une meilleure opinion.

La musique est à sa place. Elle accompagne le film mais ça s'arrête là. Je conçois que ce n'était pas le film le plus facile à adapter ou à sonoriser, mais nous ne trouvons pas de thème qui restera dans les mémoires et que nous avons hâte de retrouver plus tard.

En conclusion, ce premier volet d'Harry Potter et les Reliques de la Mort m'a plu. Bien au-dessus des précédentes productions de David Yates et de Mike Newell, j'attendais un film qui prendrait enfin son temps pour décrire l'univers d'Harry Potter, même si cela arrive tardivement... J'espère maintenant que le deuxième volet ne va pas trop vite verser dans l'action, l'exagération d'effets spéciaux, la confusion et que la conclusion sera au sommet des espérances de millions de lecteurs et spectateurs qui attendent cela depuis des années.

Raiponce




Cela faisait bien longtemps qu'on attendait un nouveau Disney. Un vrai. D'accord, il y a eu "La Princesse et la grenouille" en 2009 avec un retour à la 2D inattendu. Mais, avant cela, les studios n'avaient plus sorti une franchise de qualité depuis au moins Tarzan - je ne compte pas les Pixar. Disney s'était tourné vers des suites sans saveurs (Lilo et Stitch 2, Tarzan 2...) usant jusqu'à la moelle le concept qui n'apportait pas grand chose à l'histoire originale. Les quelques tentatives d'incursions dans les films d'animation ont été marquées par des semi-échecs (voire même des échecs complets). Bref, il était temps de faire quelque chose et de redonner un souffle à ce studio d'animation mythique.
John Lasseter, réalisateur des deux premiers Toy Story, a remis un peu d'ordre et les studios se sont relevés les manches pour nous sortir ce Raiponce qui est à la fois le 50ème film des studios Disney mais également le premier en 3D.

Raiponce est un conte inspiré d'une histoire des frères Grimm. Les studios Disney ont opté pour une adaptation un peu plus libre. Jugez plutôt :

Lorsque Flynn Rider, le bandit le plus recherché du royaume, se réfugie dans une mystérieuse tour, il se retrouve pris en otage par Raiponce, une belle jeune fille à l’impressionnante chevelure de 20 mètres de long. L’étonnante geôlière de Flynn cherche un moyen de sortir de cette tour où elle est enfermée depuis des années. Elle passe alors un accord avec le séduisant brigand… C’est le début d’une aventure délirante bourrée d’action, d’humour et de sentiment, au cours de laquelle l’improbable duo va rencontrer un cheval super-flic, un caméléon à l’instinct de protection surdéveloppé et une bande de voleurs très « bruts »

Tout d'abord, je tiens à signaler que j'ai assisté à une projection en avant-première en 2D même si j'avais vu la bande-annonce en 3D il y a plusieurs semaines de cela.
Commençons par la technique. Artistiquement, le film est beau. Mieux que Shrek qui a toujours été "grossier" dans tous les sens du terme. C'est largement mieux que certains films d'animation qui sortent depuis quelques temps. Les expressions des visages sont très bien restituées et j'y ai retrouvé à plusieurs reprises cette magie Disney. Celle qui faisait passer les émotions par les expressions du visage. C'est une utilisation intelligente de l'animation qui est là pour enrichir l'histoire et non pour servir d'artifice. C'est propre et c'est beau. Le film trouve un parfait équilibre à ce niveau.

Et le reste alors ?
J'ai été surpris. En bien.
On sent une réelle volonté d'un retour aux sources, à l'univers Disney. C'est ici l'idée même qu'on se fait du conte. Certaines influences et références à d'autres films sont présentes : le cheval fera pensé à l'âne de Shrek (mais avec un humour et un comportement bien plus travaillé et moins bête), la scène et la chanson de la barque m'ont ramené à Aladdin, la "mère" de Raiponce nous rappelle la belle-mère de Blanche-Neige, la Belle et la Bête... Mais ces références, parfois légères, n'enlèvent rien au charme du film. Raiponce, c'est avant tout un subtil mélange de technologie allié à des personnages charismatiques, riches, dotés d'un humour parfois ravageur (en particulier les seconds rôles les plus présents que sont le cheval Maximus et le caméléon). Au travers de l'humour, on sent une réelle spontanéité de la part des personnages. Ils ne se forcent pas, ils sont eux-mêmes, se livrant, se découvrant. Les scènes d'action et davantage romantiques ont leur place sans tomber spécialement dans le "too-much".



La sorcière (ou mère adoptive de Raiponce) est le personnage le plus sombre, qui déversera sa noirceur grandissante au fur et à mesure de l'histoire. Bien sûr, nous ne sommes pas dupes. Ses tentatives de masquer sa personnalité au travers d'un second degré parfois blessant, nous donne envie d'aider la pauvre Raiponce au vu de la précarité de sa situation. Faisant tout ce qui lui est possible afin de garder Raiponce, elle mentira, la piégera, lui montrera par des preuves évidentes qu'elle sera à l'abri des hommes dans sa tour et pourra, à son aise, profiter de son éternelle jeunesse. Cette méchante femme rappellera sans doute la belle-mère de Blanche-Neige ou Scar du Roi Lion dans son discours trompeur.

Les quelques longueurs présentes dans le film ne seront dues qu'au travers des chansons parfois un peu niaises. On est bien sûr loin des musiques du Roi Lion ou d'Aladdin qui resteront en tête, mais elles sont globalement satisfaisantes. Disons qu'elles s'intègrent à l'univers du film mais ne sont pas inoubliables et parfois dispensables.

Pour finir, Raiponce est avant tout un retour aux sources chez Disney. Un film riche dans son humour, dans son message, dans sa qualité visuelle et trouve ici un très bon équilibre entre les différents éléments sans jamais tomber dans la facilité. C'est un film pour tous. Pour ceux qui veulent retrouver une partie de cette âme propre aux Disney (ils n'ont plus qu'à continuer dans cette voix). Et enfin, pour ceux qui veulent passer un agréable moment. Les enfants y trouveront leur compte comme les adultes.

Toy Story 3




Comme beaucoup de films de la célèbre firme Pixar, ce Toy Story 3 était attendu au tournant. Mais encore plus que les autres. Toy Story est à l'heure actuelle la seule franchise à avoir connu plusieurs titres. Plus de 10 ans se sont écoulés depuis la sortie de Toy Story 2. Dix années qui se sont également écoulées dans l'histoire du film.

Andy, le garçon qui jouait avec ses jouets préférés dans les deux premiers volets, est en âge d'aller à l'université. Comme beaucoup d'adolescents, il a progressivement délaissé ses anciens jouets pour des nouveaux. La technologie a fait sa place et les attentes du garçon sont maintenant bien différentes. Alors que les jouets allaient être mis au grenier, un malheureux concours de circonstance va conduire Woody et ses amis vers une destination différente : une garderie.

Comme je le disais, un Pixar est toujours très attendu. Après les excellents Wall-E et UP qui avaient étonné par leur maturité, ce nouveau film serait-il à la hauteur ? Pouvait-il faire aussi bien ou mieux que les derniers volets de la série ?
Oui. Sans aucune hésitation.

Comme toujours, la bande-annonce ne dévoile qu'une infime partie du scénario et l'essence même du film. Dix ans plus tard, les jouets sont tels que nous les avions quittés. Des personnages ont disparu et seuls les plus importants ont été conservés - ce qui n'est pas une mauvaise chose, surtout quand on découvre les nouveaux, très nombreux dans cet épisode. En parlant de personnages, je trouve que Pixar a très bien réussi à mettre en avant tous ses personnages.


Les personnages secondaires (Mr et Mme Patate, Bayonne, Rex...) ne sont plus des figurants mais ont aussi leur personnalité et leur caractère bien développés. Mention spéciale à Lotso, l'ours en peluche rose. Au travers de son histoire brève mais émouvante, Pixar montre déjà la noirceur de son titre et touche la corde sensible. Son caractère est entier et sombre. Sombre comme l'est ce film. S'il est aussi terriblement amusant (les répliques s'enchainent, le couple Ken et Barbie est très bien développé et Buzz est hilarant en espagnol), c'est aussi le plus sombre des Toy Story. Moins mélancolique que UP, mais sombre, surtout dans sa deuxième partie.
Si j'ai bien un reproche à faire à ce film, il est minime. Bien qu'on se rapproche d'un "banal" épisode de Toy Story dans sa première partie, le film est un rien lent à démarrer. Il n'y a rien à jeter, mais avec le recul, les deux moitiés du film sont inégales. La deuxième partie est celle qui vous tiendra sans aucun doute en haleine jusqu'au final, orchestré avec brio par Pixar. Il y a d'ailleurs un final et un épilogue si je puis dire. Le final est vraiment surprenant et on n'est pas loin d'y croire jusqu'au bout. L'épilogue est juste sublime et ceux qui comme moi ont grandi avec des jouets et moins avec la technologie ne seront sans doute pas loin de verser une petite larme. Tout au long du film, ils découvriront aussi peut-être des jouets avec lesquels ils ont joué pendant leur enfance. Ce film touche tout le monde, mais il aura sans doute une plus grande impacte pour les personnes nées dans les années 80.

Jamais une réplique de trop, ou un geste de trop (pas comme Shreck ou les personnages ont toujours tendance à exagérer ce qui a le don de m'exaspérer), les musiques sont en place et les dialogues sonnent justes. Le film, porté par un excellent scénario, trouve un parfait équilibre.

Pixar confirme encore et toujours sa place de maitre en matière de film d'animation. Même pour une franchise vieille de 15 ans, ils arrivent à faire mieux que les deux premiers Toy Story. Il est indéniable maintenant qu'ils ont opté pour des films intelligents, matures et sombre (dans la mélancolie, le message, la noirceur). On en avait eu un aperçu à la fin de Ratatouille (avec la critique d'Anton Ego), les magnifiques 30 premières minutes de Wall-E (qui aurait osé sortir un film d'animation sans dialogues ?) et UP (les 10 premières minutes sont un régal), ils confirment bel et bien prendre cette direction qui n'est pas pour me déplaire.

Une dernière chose à dire : à quand sa sortie en Dvd et Bluray ?

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